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TUNISIA adopts new legislation relating to electricity sourced from clean energy developments

TUNISIA adopts new legislation relating to electricity sourced from clean energy developments

  • Africa
  • Energy and infrastructure

27-05-2015

The Law No. 12 of 11 May 2015 (“New Law”) relating to electricity produced from renewable energy sources has now come into force. Implemented to promote the development of renewable energy, and also to strengthen the security of electricity supplies in Tunisia, it aims to encourage private sector investment and liberalise rules regarding the production and export of electricity.

Notwithstanding that a move to permit exporting renewable energy capacity is a step towards opening-up the Tunisian electricity market, the monopoly held by the Tunisian Gas and Electricity Utility (“STEG”) has not been substantially weakened and independent power producers must still bear in mind existing barriers and regulatory hurdles when structuring their projects in Tunisia.

The New Law creates three new regulatory regimes (contained in its ‘second chapter’ entitled "achieving renewable energy projects") which will be of interest to developers. The regimes are:

1. self-consumption;

2. independent power production (“IPP”) for local consumption; and

3. export production.

The legislative framework governing self-consumption remains unchanged and as a result defined terms used in the New Law lack, in certain instances, sufficient detailed definitions and the interpretation provisions of the New Law are ambiguous. Furthermore, defects inherent in the New Law’s predecessor legislation (Power Production for Tunisian Local Consumption) have not on the whole been addressed (see Article 14 bis and 14 ter of Law No. 2004-72 of 2 August 2004, amended by Law No. 2009-9).

Notwithstanding the New Law, the self-consumption regime continues to remain restrictive, for example provisions allowing entities to act in concert (i.e. as a group) to avail themselves of the self-consumption regime have been deleted. Furthermore, heavy industrial self-consumption users are not permitted to package a “self-production plant” in a SPV to facilitate a sale to a third party buyer, nor can any other entity which is not a consumer own or manage “self-production plants”.

Few changes have been made to the regulatory framework applicable to IPP renewable energy projects servicing local consumption and electricity produced still must be sold exclusively to STEG (Art. 22). Developers are also now required to incorporate a SPV (Art. 14), which must apply for and hold the various authorisations and permits as are required by the relevant legislation in force from to time (Art. 20 ), raising fears of more cumbersome administrative procedures for renewable energy IPP projects.

The regime relating to exporting capacity from renewable energy sources represents the most innovative evolution, even if it is still limited in its scope as:

1. export is subject to "national needs" (Art. 24.);

2. a portion of the electricity generated must be sold to the state and payments made to the generator will fluctuate according to the terms of the concession between the Tunisian Government and the generator (Art. 27);

3. the grid connection built by the developer is transferred for free to STEG upon completion (Art. 28).

The New Law also establishes new committees and entities in charge of regulating the sector.

Implementing legislation, which is expected to be passed shortly, will hopefully clarify provisions of the New Law.

The Eversheds team has extensive experience in advising on projects in Africa, North Africa and Tunisia, particularly in the renewable energy sector and is currently advising a number of investors developing renewable energy projects in Tunisia. Do not hesitate to contact us for any advice or information that you may need.

Tunisie – Promulgation de la nouvelle loi sur la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables

La loi n°12 du 11 mai 2015 relative à la production d’électricité à partir des énergies renouvelables a été adoptée et promulguée. Cette loi a pour objectif de favoriser le développement des énergies renouvelables et de renforcer l’offre en électricité en Tunisie en incitant les initiatives privées et libéralisant la production et l’exportation d’électricité. Si l’autorisation de la production pour l’exportation est un pas vers la libéralisation, le monopole de la Société Tunisienne d’Electricité et du Gaz (STEG) n’a pas été affaibli en substance et les producteurs privés devront toujours prendre en considération un certain nombre de contraintes pour structurer leurs projets.

Trois régimes prévus au sein du chapitre II sur la « réalisation de projets de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables » intéressent particulièrement les opérateurs du secteur. Les régimes sont :

1. l’autoconsommation ;

2. la production indépendante d’électricité pour la consommation locale ; et

3. l’exportation d’électricité.

Le régime de l’autoconsommation demeure inchangé. Les termes employés ne sont pas toujours suffisamment définis et l’interprétation des dispositions peut paraître aléatoire. Par exemple, les imperfections de la législation précédente ne sont pas comblées en ce qui concerne la production pour consommation locale tunisienne c'est-à-dire la grande majorité des cas (art. 14 bis et 14 ter de la loi n°2004-72 du 2 aout 2004, modifiée par la loi n°2009-9). Le régime semble toujours aussi restrictif : la possibilité pour « les groupements d’établissements » d’être ensemble auto-consommateurs est supprimée. La création d’une société de projet en cas de vente pour des industriels en autoconsommation n’est pas permise, ni la possibilité pour d’autres entités qui ne seraient pas consommateurs d’être copropriétaires ou gestionnaires de l’unité d’autoproduction.

Concernant la production indépendante d’électricité à partir d’énergies renouvelables pour la consommation locale, peu de changements sont remarqués et l’électricité produite sera toujours exclusivement vendue à la STEG (art. 22). Les producteurs doivent aujourd’hui créer une société de projet (art. 14) qui se voit octroyer les différentes autorisations prévues par la loi et qui viennent d’ailleurs s’ajouter aux autorisations « requises par la législation en vigueur » (art. 20), faisant alors craindre des procédures administratives plus lourdes encore pour les producteurs d’électricité à partir d’énergies renouvelables.

Le régime relatif à l’exportation d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables est ici le plus novateur mais est limité, notamment

1. l’exportation est soumise aux « besoins nationaux » (art. 24) ;

2. une partie de l’électricité doit être fournie à l’Etat et la compensation financière fluctue en fonction des termes des contrats de concession entre l’Etat et le producteur (art. 27) ;

3. les lignes de transport réalisées par le producteur pour l’exportation sont « transférées gratuitement à l’organisme public [la STEG] dès l’achèvement de la réalisation » (art. 28).

Le texte prévoit par ailleurs la création de commissions et entités en charge de la régulation du secteur. De prochains décrets sont attendus et il est à espérer qu’ils clarifieront un certain nombre de dispositions de la loi nouvelle.

L'équipe d’Eversheds dispose d’une vaste expérience dans la structuration de projets en Afrique, en Afrique du Nord et en Tunisie, en particulier dans le secteur des énergies renouvelables, et conseille actuellement de nombreux investisseurs pour leurs projets d’énergies renouvelables en Tunisie. N’hésitez pas à nous contacter pour tout conseil ou information dont vous pourriez avoir besoin.

For more information contact

Farès Koussay El Heni, Managing Partner

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