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Cameroon – Calling into question the application of the competition regulation in Cameroon

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13-02-2014

by SCP Ngassam Njike (Cameroon) - EALI member

Law No. 98/013 relating to competition, dated 14 July 1998, created the National Competition Commission (“CNC”), under the supervision of the Ministry of Commerce. According to this law, the modus operandi of this entity are set by way of decree. Decree No. 2005/1363/PM of 6 May 2005, which set the composition and modus operandi of the CNC, was recently repealed and replaced by the Decree of 13 December 2013 (“Decree 2013”).

To respond to the lack of funds provided for in the operating budget of the CNC to carry out its missions, the government has broadened, within the Decree, its financial resources by including certain procedural costs and product fees.

On the basis of Decree 2013, the CNC henceforth requires companies, for the filing of their declaration of intent with regards to concentration, to pay a filing fee which varies depending on the amount of the contemplated transaction.

This rule, established by the CNC, is highly criticized by companies because these fees are not required under Order No. 00003/MINCOMMERCE dated 16 February 2010, which establishes thresholds, conditions and procedures for reporting mergers and acquisitions of companies to the CNC, neither by the Decree 2013, which limits the financial resources of the CNC to a budget from the State, to procedural costs (in case of litigation for anticompetitive practices) and a proportionate share of the proceeds from fines.

Moreover, such costs could be considered as an obstacle to the independence of the members of the CNC who have to issue an opinion on the envisaged operation for which the fees are paid.

Although in practice, certain companies accomplish this, others are becoming increasingly reluctant to pay these charges and do not hesitate to assert their rights before the competent authorities.

Cameroun - Remise en cause de l’application de la règlementation de la concurrence au Cameroun

La Loi n°98/013 relative à la concurrence, en date du 14 juillet 1998, a créée la Commission Nationale de la Concurrence (« CNC »), placée sous la tutelle du Ministère du Commerce. Conformément à cette loi, les modalités de fonctionnement de cette entité sont fixées par voie de décret. Le décret n° 2005/1363/PM du 6 mai 2005 qui fixait la composition et les modalités de fonctionnement de la CNC a été récemment abrogé et remplacé par le décret du 13 septembre 2013 (« Décret 2013 »).

Pour répondre à l’insuffisance des fonds fournis par le budget de fonctionnement de la CNC pour mener à bien ses missions, le gouvernement a élargi dans le Décret 2013 ses ressources financières à certains frais de procédure et produits des amendes.

Sur la base du Décret 2013, la CNC exige désormais des entreprises, dans le cadre du dépôt de leur dossier de déclaration d’intention de concentration, qu’elles s’acquittent de frais de dépôt dont le taux varie en fonction du montant de la transaction envisagée.

Cette règle établie par la CNC est très critiquée par les entreprises, de tels frais n’étant ni exigés par l’ Arrêté N°00003/MINCOMMERCE du 16 février 2010 fixant les seuils, les conditions et les modalités de déclaration des fusions et acquisitions d’entreprises à la CNC, ni prévus par le Décret 2013, qui limite les ressources financières de la CNC à une dotation budgétaire de l’Etat, aux frais de procédure (en cas de litige pour pratique anticoncurrentielle) et à une quote-part des produits des amendes.

Par ailleurs, de tels frais pourraient être considérés comme une entrave à l’indépendance des membres de la CNC qui doivent émettre un avis sur l’opération envisagée pour lesquelles les frais sont payés.

Si en pratique certaines entreprises s’exécutent, d’autres se montrent par contre de plus en plus réticentes verser ces frais et n’hésitent pas à faire valoir leurs droits auprès des autorités compétentes.

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