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Le deuxième rapport d'Eversheds Sutherland et de KPMG consacré à l’impact climatique révèle l'importance du facteur humain pour accompagner les entreprises vers la neutralité carbone

  • France

    10-11-2021

     

    L'enquête révèle une confiance accrue des entreprises dans les plans de décarbonation, ainsi qu’un potentiel déficit de connaissances de la part des dirigeants et un impact réel sur les salariés

    Selon un nouveau rapport d'Eversheds Sutherland et KPMG, les conseils d'administration, les cadres dirigeants et les chefs d'entreprise sont de plus en plus confiants dans leur capacité à relever les défis posés par le changement climatique. Néanmoins, le fait de ne pas tenir compte du « facteur humain » dans toute stratégie de décarbonisation pourrait bien saper leurs efforts dans ce domaine.

    L'enquête, dont les conclusions sont publiées dans un rapport intitulé « Changement climatique et facteur humain », révèle que la conscience de la réalité du changement climatique est entrée dans les conseils d'administration du monde entier. Il est aujourd’hui reconnu comme une question prioritaire ayant des implications importantes pour les modèles économiques des entreprises et un impact sur tout leur écosystème: depuis les employés jusqu’à la communauté au sens large dans laquelle ces entreprises évoluent. 

    L'enquête a également révélé que l'expertise en matière de changement climatique est de plus en plus valorisée. De nombreuses entreprises ont déjà nommé des experts du changement climatique dans leurs conseils d'administration. Elles s’efforcent également de requalifier et de former leur personnel existant pour faire face aux enjeux de l'économie à faibles émissions de carbone. La planification et l'engagement avec toutes les parties prenantes seront essentiels à une transition réussie, tout comme le travail en partenariat avec le gouvernement et les acteurs de la formation professionnelle pour s’assurer d’avoir accès aux compétences nécessaires.

    Le rapport « Changement climatique et facteur humain » a été publié le mardi 9 novembre pour coïncider avec la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP26) 2021. L'enquête conjointe auprès de 1 095 cadres dirigeants de certaines des plus grandes entreprises mondiales a été menée par le cabinet d’avocats international Eversheds Sutherland et KPMG, réseau mondial de cabinets d’audit et de conseil. Le rapport fait suite à une étude similaire des opinions et attitudes des dirigeants à l'égard du risque climatique, publiée par Eversheds Sutherland et KPMG en 2020, intitulée « Changement climatique et valeurs de l'entreprise ». 

    Les principales conclusions de l'enquête indiquent une confiance croissante et des leviers d'action :

    • Tous les répondants ont déclaré que leur entreprise avait une stratégie ou un plan pour identifier, qualifier et signaler les risques climatiques pour l'entreprise. Cependant, seulement la moitié dispose à ce jour d’un plan de décarbonation clairement défini
    • 74% déclarent disposer des connaissances, des ressources, des compétences et de l'expertise nécessaires sur le climat pour développer et mettre en œuvre leur plan de décarbonation. L'année dernière, 47% avaient déclaré que le fait de ne pas avoir les bonnes compétences dans l'entreprise était l'obstacle principal à la décarbonation
    • Plus de la moitié des personnes interrogées déclarent cependant que leur entreprise n'a pas encore nommé d'expert en changement climatique au sein du conseil d'administration

    Les impacts sur l'entreprise et la main-d'œuvre sont largement compris et attendus :

    • Presque tous les répondants reconnaissent que des changements importants sont nécessaires dans le modèle économique de leur entreprise, intégralement ou en partie, pour faire face efficacement au risque climatique. L'année dernière, seulement 74% identifiaient que des changements importants de leur business model seraient nécessaires
    • Près des deux tiers des dirigeants interrogés ont indiqué qu'ils s'attendent à un impact négatif sur leurs effectifs en raison de la décarbonation, avec pour près d'un tiers des personnes interrogées des licenciements à prévoir dans le cadre de leur transition vers la neutralité carbone
    • Presque tous ceux qui anticipent une pénurie de compétences prévoient de perfectionner ou de requalifier leur main-d'œuvre pour répondre à leurs besoins

    L'engagement des salariés devrait être essentiel :

    • 46 % des personnes interrogées déclarent s'attendre à un niveau élevé de résistance aux changements importants de leur stratégie d'entreprise. Dans ce contexte, une gestion efficace du changement deviendra un critère majeur de réussite.
    • De nombreuses organisations s’efforcent de remporter l’adhésion de leurs employés grâce à des mesures sociales adaptées et en soutenant des politiques et des avantages respectueux de l'environnement
    • Alors que la grande majorité des personnes interrogées ont déclaré que leurs entreprises ont introduit des objectifs de performance et des incitations de rémunération pour leurs effectifs de niveaux cadres,  moins d'un tiers ont établi des indicateurs de performance individuels ou d'équipe, ou des incitations de rémunération liées aux objectifs de décarbonation, pour l'ensemble de leurs salariés.

    « Changement climatique et facteur humain » est co-écrit par Diane Gilhooley et Herbert J. Short, responsables ESG chez Eversheds Sutherland au niveau mondial ; Mike Hayes , responsable mondial des énergies renouvelables pour KPMG International et responsable mondial du changement climatique et de la décarbonisation pour KPMG IMPACT ; et Sophie Heading, responsable de la géopolitique mondiale, KPMG International. 

    Mike Hayes, déclare :

    « Depuis notre rapport initial « Changement climatique et valeur d’entreprise », les entreprises ont fait des progrès significatifs en reconnaissant ce qui doit être fait pour relever les défis liés au climat. Ce qui est clair cependant, c'est que davantage pourrait être fait au niveau individuel et au niveau des équipes pour aider à la décarbonation. Or il existe une opportunité de coopération entre les entreprises, les acteurs de la formation professionnelle et les gouvernements pour vraiment faire avancer ce développement et aider les entreprises mondiales à faire face au risque climatique. »

    Diane Gilhooley, ajoute :

    « Les chefs d'entreprise ont fait des progrès significatifs dans la lutte contre le risque climatique au sein de leurs organisations mais reconnaissent le besoin d’améliorer les compétences et l'impact de la transition climatique sur leurs ressources humaines. Ils voient également les opportunités d'impliquer davantage les employés autour de ce sujet important et que cela peut aider à accélérer la transition. Inciter les employés à mettre en œuvre des solutions au sein de leur entreprise contribuera à cet engagement. Une organisation qui peut tirer parti des compétences et de l'énergie ses équipes pour relever les défis du risque climatique verra ses progrès vers la décarbonation augmenter considérablement. » 

    Sophie Heading, indique :

    « La conversation autour du changement climatique se concentre souvent sur la mise en place des bonnes politiques, le bon investissement, les bonnes technologies. Ceux-ci sont essentiels, bien entendu, mais qu'en est-il du facteur humain ? Après tout, ce sont les personnes au sein des organisations qui sont censées jouer un rôle décisif dans la capacité à atteindre des objectifs mondiaux ambitieux. Les chefs d'entreprise commencent à investir dans leur capital humain, à impliquer les employés dans la transition vers la neutralité carbone et à tirer le meilleur parti de leur influence considérable sur leurs effectifs mondiaux pour libérer les idées, l'innovation, les compétences et les talents qui seront probablement nécessaires dans cette course au net zéro. »

    Herbert J. Short, déclare enfin :

    « La réalité de la transition vers une économie globale à faible émission de carbone devient très concrète à travers le monde. Il s'agit d'une transition unique pour de nombreuses entreprises, avec des implications différentes pour les employés et leur environnement au sens large. Cependant, les entreprises ne sont pas la seule solution. Les gouvernements doivent jouer un rôle essentiel en aidant à assurer la qualification et la formation des ressources humaines. La focalisation sur une approche matérielle de la décarbonation est actuellement très forte, de sorte que le facteur humain pourrait facilement être négligé si les gouvernements n'y prêtent pas attention. »

    Cliquez ici pour télécharger le rapport

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